02 avril 2007

A TRAVERS LES BRANCHES

A TRAVERS LES BRANCHES

Au dessous des pommiers, un soir de dimanche

J’observe défiler, à travers les branches

Des boules cotonneuses par le vent trimballées

Aux formes généreuses, arrondies, pommelées

Quelle belle danseuse m’apparaît soudain ?

Courbes épanouies, rondeur de la hanche

Les formes joueuses me font un dessin

Qui va et qui rit, à travers les branches

Oh femme du ciel, d’où est-ce que tu viens ?

Mon beau cirrostratus, où m’emmènes-tu ?

Oh nuage charnel, montrerais-tu tes seins ?

Mon beau cumulus, impudique serais-tu ?

Quelle déesse des cieux, m’envoient providentiels

Des messages si beaux que la brise balaye

Quel ange merveilleux me tient en éveil ?

Et m’envoie de la haut la beauté essentielle ?

A quels saints se vouer, au dessus de tes hanches ?

Sous ton chemisier, un soir de dimanche,

Qu’il fait bon rêver au dessous des pommiers

Au dessous des pommiers, à travers les branches…

Quel ange merveilleux me tient en éveil ?

Au dessous des pommiers, à travers les branches

Au dessous des pommiers, à travers les branches.

CHRISTOPHE MILLET

Posté par asana à 10:38 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur A TRAVERS LES BRANCHES

    c'est truqué !

    oui..bon ! y'a pas de quoi s'extasier ! moi j'fais pareil avec photoshop... tout ça c'est truqué, comme les élections !! et puis on voit trés nettement que vous n'êtes pas hindou !? alors !? quand à la soit disante chanson, c'est fait sur word ! c'est truqué

    Posté par kiki91, 10 mai 2007 à 20:15 | | Répondre
  • un petit texte...
    Nous nous arrêterons dans une ville ancienne
    qui fit longtemps commerce avec d'autres cités
    posée dans les collines d'une terre lointaine
    nous y arriverons en fin d'une journée
    nous resterons debout sur le quai de la gare
    à regarder le soir sur la ville à genoux.
    Nous nous installerons dans un petit hôtel
    et la femme dira bonne nuit les enfants
    mais déjà nous irons marcher dans les ruelles
    pour laisser nos cheveux prendre le goût du vent
    nous verrons les parvis, les arcades désertes,
    les églises offertes aux passants de la nuit.
    Nous serons tous les deux cachés sous notre peau
    nous serons tous les deux sous nos plumes d'oiseau

    Le matin nous prendrons le café aux terrasses
    quand les vieux tôt levés arrosent les jardins
    des hommes frais rasés traverseront la place
    allant à leurs affaires comme chaque matin
    nous verrons les enfants qui entrent à l'école
    et l'ombre des coupoles tournera lentement.
    Et la ville bientôt nous sera familière
    nous y serons à peine comme des étrangers
    heureux les naufragés dans les îles de pierre
    parmi les gens les choses qu'ils ne peuvent quitter
    et la vie passera comme le fleuve coule
    comme les trains qui roulent au bout de l'horizon.
    Nous serons tous les deux cachés sous notre peau
    nous serons tous les deux sous nos plumes d'oiseau

    Posté par pina, 02 juillet 2007 à 21:37 | | Répondre
  • Pour te voir un instant
    Soulever devant
    Passer les frontières
    Sur le grand continent blanc

    Sur le quai d’une gare
    Un peu de toi
    L’écrivain

    Bretagne
    Au pays de cocagne
    A travers les branches
    Sentir pousser les fleurs

    Sur le quai d’une gare
    Un peu de moi
    Espagnole

    Outsider
    Mogadon
    Histoire sans parole
    Chef d’œuvre en péril

    Sur le quai d’une gare
    Pas de loi

    Carat l’amour
    Arc en ciel
    Dynamite
    L’Eternelle liberté

    Ad libitum

    Posté par sasha, 18 juillet 2007 à 17:44 | | Répondre
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